-
2010-05-04
Un petit poème
Un jour,
Un oiseau dans mon coeur,
Il raconte:
les histoires de la nature;
Il chante:
les mystére de l'univers.
Comme,
le souffle rend le vent,
le vent travers au monde,
Quand, le monde était jeune,
nous vivons sur la terre
la vie change sans cesse《le chant》 Fanfan

-
2010-05-02
Suite Française
Suite Française
Suite Française, un roman d'Irène Némirovsky, c'est ce que j'ai lu récement. Suite Française est le titre d'une série projetée de cinq romans, aussi son dernier roman. Ce roman a reçu le prix Renaudot en 2004.
Suite Française, la série, qui commence en juin 1940, dépeint la vie française à cette époque. Au début du mois, l'armée allemande a envahi le nord de la France, mis l'armée française en déroute et rapidement avancé sur Paris où elle entre le 14 juin. Le premier roman, Tempête en juin, représente la fuite de nombreux habitants de Paris dans les heures qui précèdent l'entrée de l'armée allemande dans la capitale et dans les jours qui suivent. Le deuxième, Dolce, peint la vie étrangement calme d'une petite ville de campagne, Bussy, dans les premiers mois de l'occupation. Le troisième, Captivité, dont l'auteur a imaginé les grandes lignes, devait montrer les origines d'une résistance: quelques personnages déjà connus devaient dès lors se trouver prisonniers à Paris. Aux quatrième et cinquième romans, Irène Némirovsky a donné les titres de Batailles et La Paix, et y a ajouté des points d'interrogation - nécessairement, parce qu'en 1942 on n'avait aucune idée des batailles à venir, ni de l'éventuelle paix qui mettrait fin à la seconde Guerre mondiale.


Irène Némirovsky est une romancière russe d'origine ukrainienne et de langue française. Elle est le seul écrivain à avoir reçu le Prix Renaudot à titre posthume. Elle est un écrivain très talentueux. Malheureusement, elle est déportée à Auschwitz où elle meurt gazée 19 août 1942.

J'ai lu la traduction en chinois de ses autres romans, comme: Les Mouches d'automne, Le Vin de solitude, La Proie, Les Chiens et les loups, son style narratif très charment.
-
2010-02-11
La Nouvelle Vague I Robert Bresson - [Double Chante]
La Nouvelle Vague I Robert Bresson
Il y a onze ans, la disparition de Robert Bresson, n'était pas triste puisqu'il était très âgé (98 ans) et qu'il nous laissait la descendance: beaucoup de films.

Robert Bresson est né en 1901 à Bromont-Lamothe, Puy-De-Dôme. Il est le fils d'un officier et commence une carrière de peintre et photographe avant de faire son premier film, un court métrage, en 1934 : Publiques d'Affaires.
Bresson réalise son premier long métrage, Les Anges du péché, en 1943 pendant l’occupation Nazi. Bien que ce film lui ait gagné le prestige considérable son film suivant, Les Dames du Bois de Boulogne, basé sur une adaptation de Diderot, est mal reçu par le public et est un échec commercial.
Après un haitus de 5 ans, Bresson revient au cinéma en 1950 avec Journal d'un curé de campagne. Ce film donne à Bresson la réputation d’un des plus grands réalisateurs de sa génération. Avec ce film, il invente un style austère, unique et puissant, qu'aucun autre réalisateur ne parvient à égaler.
En 1956, Bresson dirige son plus célèbre et peut être son meilleur film, Un condamné à mort s’est échappé. Bresson se concentre sur les détails intimes d'une histoire, souvent le resultat d’un événement plus que l’événement lui-même. C'est ce style que Bresson raffinera à la perfection jusqu'à son dernier film, L'Argent.


Le cinéma de Bresson est souvent marqué par l'interaction entre le monde intérieur de l'esprit et de la réalité externe d'un monde physique brutal. C'est particulièrement évident dans Journal d'un curé de campagne, où les pensées du jeune curé solitaire sont transmises à nous quand il écrit son journal intime, tandis qu'il lutte contre une maladie débilitante et un rejet social de ses paroissiens.
Les autres thèmes significatifs des films de Bresson sont la prise d'un individu par un destin inéluctable - le meilleur exemple étant L'Argent - et la capacité de l'esprit humain de supporter des difficultés physiques injustes (Procès de Jeanne d'Arc et Au hasard Balthazar). Ces thèmes ne sont pas essentiellment religieux mais plutôt, des éléments du religieux qui nous emmènent à une analyse plus profonde du psyche humain.
Un autre dispositif distinctif des films de Bresson est l'utilisation d'acteurs non-professionnels. Bresson a préféré former ses propres acteurs (qu'il a nommés des 'modèles') au lieu d’engager des acteurs professionnels. Ceci lui a permis de créer un réalisme particulier reposant sur l'intensité des sentiments intimes et basé sur une grande précision de description.
Dans une carrière de 40 ans, Bresson n’a fait que 13 longs métrages. Aucun de ses films n'a été un grand succès commercial, mais chacun d'eux a d'ardents défenseurs parmi les cinéphiles. Bresson a reçu le prix spécial au festival de Cannes en 1962 pour Procès de Jeanne d'Arc et le grand prix à Cannes en 1983 pour L'Argent.
-
2010-02-10
RObret Bresson II Journal d'un curé de campagne - [Double Chante]
RObret Bresson II Journal d'un curé de campagne

Journal d'un curé de campagne est un film français (1950) de Robert Bresson, inspiré du roman de Georges Bernanos Le jeune curé d'Ambricourt (Claude Laydu) subit l'hérédité de sa famille d'alcooliques et se nourrit uniquement de sucre, de pain et de mauvais vin. Sa santé s'en ressent. Il tient un journal intime sur lequel il couche les difficultés qu'il rencontre à se faire accepter par ses paroissiens dans cette campagne d'Artois. Les petites filles, surtout Séraphita (Martine Lemaire) se moquent de lui au catéchisme. Il confie ses problèmes au curé de Torcy (Armand Guibert) qui l'envoie se faire ausculter par le docteur Delbende (Antoine Balpêtré) et lui conseille d'avancer avec prudence pour conquérir la confiance de ses paroissiens. Le jeune prêtre ne suit pas ce conseil et se heurte au comte (Jean Riveyre) qu'il sait être l'amant de l'institutrice (Nicole Maurey) engagée pour instruire sa fille Chantal (Nicole Ladmiral), une adolescente qui déteste sa mère (Marie-Monique Arkell). Cette dernière est une femme brisée, ayant perdu la foi depuis la mort prématurée de son jeune fils. Le jeune curé est ensuite bouleversé par la mort du docteur Delbende, une mort qui ressemble à un suicide. Il s'entête à vouloir ramener la comtesse dans la religion et il y parvient. Mais elle meurt d'une crise cardiaque au cours de la nuit suivante. Les rumeurs incriminent le curé. Il part consulter un médecin à Lille et rencontre auparavant le cousin de Chantal, Olivier (Jean Danet), un homme qui commande un régiment de la légion étrangère. À Lille, le jeune curé apprend qu'il souffre d'un cancer de l'estomac. Réfugié chez Dufrety (Bernard Hubrenne), un prêtre défroqué vivant avec une femme, il meurt en affirmant que « tout est grâce ».
Monologue d'après le roman de Georges Bernanos, adapté et interprété par Maxime d'Aboville.

(Robret Bresson)Il est à sa petite table en bois éclairée d’une bougie et rédige son journal. Le rideau vient à peine de s’ouvrir que Maxime d’Aboville nous capte déjà de sa voix singulière (aux inflexions à la Jouvet) et de sa présence magnétique.
Dans le plus grande sobriété, faisant passer dans son œil une infinité de nuances, il compose avec talent, jusqu’à la moindre mimique ou attitude, un personnage de curé crédible et terriblement humain.
Ce curé modeste et chétif, rongé par la maladie, brûle malgré tout d’un amour inaltérable pour la vie. En proie à ses doutes et à la dureté de son métier mais transfiguré par la compassion pour ses paroissiens, il nous touche au plus profond.
Dans la langue particulière de Georges Bernanos, pleine d’évocation et très parlée, le jeune comédien offre une prestation en tous points magnifique avec une diction irréprochable (bravo à Jean-Laurent Cochet qui l’a formé) et une émotion prodigieuse qui nous saisit à chaque instant.
Un spectacle lumineux et plein d’humanité qui nous fait passer une heure de grâce absolue.
Grand prix du cinéma français en 1951, Journal d'un curé de campagne a aussi obtenu le prix Louis-Delluc en 1950 et le Grand prix du festival de Venise en 1951.
D'apres moi, Journal d'un curé de campagne est son meilleur film.
-
Journal d'un curé de campagne Georges Bernanos III
Journal d'un curé de campagne est un roman de Georges Bernanos publié en 1936 aux éditions Plon et ayant reçu la même année le Grand Prix du roman de l'Académie française.

Le livre a été adapté au cinéma en 1950 par Robert Bresson pour le film éponyme Journal d'un curé de campagne.
Le journal est divisé en trois parties. Dans la première partie le jeune prêtre décrit son arrivée dans sa paroisse du nord de la France et ses premières expériences avec la population pauvre. Dans la deuxième partie, il s’agit de la vie quotidienne dans la paroisse. Le curé décrit ses rencontres avec différentes personnes et les résultats de son travail. Il échoue à remplir son devoir, et c'est seulement pendant une crise dans le château du village qu'il réussit à convaincre la comtesse de l’existence de Dieu. Cette conversation avec la comtesse est le point culminant du roman. Elle se trouve dans une situation fatale et elle meurt un jour plus tard. La dernière partie traite du séjour et de la mort du curé à Lille après un examen médical.
Ce livre est l'expression d'une très profonde spiritualité. Il témoigne d'un style limpide et épuré, tout en intériorité. La figure du curé d'Ambricourt rejoint celle de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, portée sur les autels par Pie XI en 1925. Il est possible qu'elle soit aussi inspirée par un jeune prêtre (l'Abbé Camier), mort prématurément, que Bernanos a côtoyé dans son enfance. De Thérèse, son personnage suit la petite voie de l'enfance spirituelle. Le « Tout est grâce » final du roman n'est d'ailleurs pas de Bernanos lui-même, mais de sa prestigieuse aînée. Ce roman lumineux, baigné par « l'extraordinaire dans l'ordinaire », est l'un des plus célèbres de son auteur. Probablement parce qu'il s'y révèle lui-même, de manière profonde et bouleversante, à travers la présence du curé d'Ambricourt. Il est vrai que Bernanos a la particularité d'être toujours extrêmement proche de ses personnages, tel un accompagnateur témoignant d'une présence extrêmement attentive, et parfois fraternelle .







